
Livres : "Le Kankurang d’Allah"
Bigadjio Samaté avait ainsi fini par comprendre et accepter cette exigence de vivre dans la constance d’une conviction inébranlable liée aux vertus d’un comportement associé à la culture propre à chaque individu. Il débarqua en France comme travailleur immigré du temps où la fracture ne frappait pas encore les chaînes de construction automobiles dans les usines. Il n’avait pas le droit de vote. Il ne jugea jamais opportun de changer de nationalité. Il savait qu’il serait toujours contrôlable, avec la farouche détermination d’une police peu accorte et capable de tomber dans l’extase de la jubilation de le surprendre en flagrant délit d’étranger. Une carte tricolore n’y changerait pas. Cependant, il ne s’en plaignait pas. Aussi, il ne savait vraiment plus à quoi s’en tenir face à cette histoire de Tours, d’islamistes, d’axe du bien contre celui du mal, de restitution de la liberté au peuple opprimé, d’éradication de la dictature sanguinaire et tout le toutim.
Au lendemain de cette tatouille qui, de l’avis des spécialistes, restera dans les grands livres d’Histoire, le pays se réveilla avec une gueule de bois. Entre les deux tours, le véhicule de la haine pouvait être victime de sa propre implosion. La haine entre les deux tours! La haine sans détours! Tours à vous donner le tournis.
La suspicion demeurait toujours sur cette histoire des deux Tours, sans que l’on pût désigner, de manière tout à fait probante, qui se cachait derrière ces avions suicides. La fin des tours d’élection en France n’y changeait rien. Elle confortait plutôt les amalgames propres à stigmatiser l’étranger.
Avis de parution - En quelques extraits- Presse
Bacary GOUDIABY
Journaliste - Écrivain
Vice-Président Radio PLURIEL
Site Perso: http://goudiabykunda.over-blog.com
Emission AKODY sur Radio Pluriel
Akody, nom emprunté au Dioula, une langue parlée en Afrique de l'Ouest, signifie : ''Qu'est ce qu'on dit …?''). C'est le rendez-vous hebdomadaire incontournable pour les amoureux de l’Afrique et de sa Diaspora.
Chaque mardi la fusée Akody sur le 91.5 Fm décolle de Lyon avec à son bord son inépuisable "commandant de bord" Bacary et la communauté «d'Akodiens et d'Akodiennes» pour toujours mettre en valeur le potentiel des enfants d’Afrique.
Ecoutez sur: www.radiopluriel.fr




Le tournoi de football des sénégalais de Lyon a été baptisé en quelque sorte cette année « Tournoi hommage à Lamine BA et à Bouna WAGNE », deux membres de la communauté sénégalaises de Lyon tous deux disparus au mois de juillet 2008. Il a été organisé à l'initiative de l’ASC SenLyon, qui a décidé d'honorer la mémoire de ces anciens, très actifs dans les associations africaines de l’agglomération lyonnaise. Le tournoi est une des occasions pour cette année 2009 de saluer leur action et tout ce qu’ils ont pu apporter pour la communauté.
Le dimanche 14 juin 2009 à la Résidence MAJO rue Chalamel Lacour à Lyon, s’est tenue une conférence en présence de El Hadji Moustapha CISSE, Ambassadeur honorifique, Khalife Général de Pire, de Kamel KABTANE, Recteur de la Grande Mosquée de Lyon et du Père Christian DELORME sur le thème "L'exemple sénégalais du dialogue islamo-chrétien". Cette rencontre à l’initiative de Matar DIOUF a accueilli un public très important et les échanges sur cette thématique ont été for intéressants pour l’assistance et surtout pour le néophyte comme a su bien le rappeler à plusieurs reprises le modérateur OUSTAS Babacar MBOUP.
Le collectif des Sénégalais de la Région Rhône-Alpes vient de souffler ses vingt bougies. C’était l’occasion pour les différentes communautés sénégalaises de se retrouver pour communier et revivre vingt ans de militantisme.
Tous les sénégalais de Lyon rendent un hommage unanime à Ndiogou BA, décédé le jeudi 30 juillet 2009 à l'âge de 46 ans. Une disparition qui a suscité une vive tristesse dans la communauté. Il laissera la trace d'une immense sensibilité et d'un courage rare.
Il est mis fin, le 15 juillet 2009, aux fonctions de Cheikh Sadibou DIALLO, Consul Général du Sénégal à Lyon. A compter de cette date, c'est Monsieur Cheikh Mbacké SAMBE, Conseiller, qui dirige cette administration en sa qualité de Chargé d'affaires ad Intérim jusqu'à l'installation du prochain titulaire du poste de Consul Général.
Lors de son accession à la magistrature suprême en 2000, Abdoulaye Wade s’était réjoui d’hériter de 200 milliards de FCFA (environ 300 millions d’euros) d’Abdou Diouf dans les caisses du Trésor. Macky Sall ne peut malheureusement pas en dire autant.
« La République pillée », titrait ce vendredi Rewmi Quotidien. Le constat du journal est sans appel : « le défunt régime n’a rien laissé dans les caisses ». Depuis plusieurs jours, la presse sénégalaise se fait l’écho de l’état déplorable dans lequel le président sortant Abdoulaye Wade laisse le pays à son successeur. Et, chaque jour apporte son lot de révélations. « Le Sénégal est dans une situation extrêmement grave » et nécessite un « sursaut national », confirme Mbaye Ndiaye, un lieutenant du nouveau président nommé à l’Intérieur, jeudi à la sortie du premier Conseil des ministres de l’ère Macky Sall.
De l’aveu même du président sortant Abdoulaye Wade, il ne reste plus un sou dans les caisses de l’État. « Si je quitte le pouvoir, deux mois après ce sera la grève des fonctionnaires qui ne seront pas payés », avait averti Abdoulaye Wade à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle en jouant sur les peurs de ses concitoyens pour être réélu. « La campagne menée contre moi a créé une situation qui a chassé les capitaux. Les investisseurs se sont retirés », disait-il, affirmant être le seul à pouvoir les faire revenir. Ses détracteurs soulignent que Wade a dépensé en trois mois la quasi-totalité du budget 2012 de la Présidence, tout comme nombre de ministres l’ont fait dans leurs départements. Les fonds politiques auraient eux été entièrement utilisés pour financer la campagne du président-candidat.
Le Sénégal a un besoin « urgent » de 200 milliards de FCFA pour faire face à une situation « très tendue » de la trésorerie du mois d’avril, explique le porte-parole du gouvernement, Serigne Mbaye Thiam, lors de sa première conférence de presse vendredi après-midi. Amadou Kane, chargé de l’Économie et des Finances, raconte le porte-parole, a tenu à alarmer le Conseil des ministres sur « la situation financière très tendue de l’État, notamment de la trésorerie du mois d’avril où les dépenses seraient de l’ordre de 267, 568 milliards de francs Cfa contre des recettes budgétaires estimées à 118,073 milliards, soit un déficit de trésorerie de 149,492 milliards ».
« Un parc automobile sans automobile et des salons démeublés »
Des dettes donc, rien que des dettes. Mais pire, les dignitaires du régime libéral seraient, selon une expression bien connue, partis comme des voleurs. À la Présidence et dans certains ministères, l’argent s’est évaporé, le mobilier et le matériel informatique ont disparu et les véhicules se sont envolés y compris la fameuse berline noire immatriculée « PR » qu’empruntait Abdoulaye Wade… « Que retiendra-t-on, après son départ du palais présidentiel, sinon des fonds politiques raclés à fond, un parc automobile sans automobile et des salons démeublés ? », s’interroge le journal Le Quotidien. « Cleptomanie ou sabotage planifié au plus haut sommet de l’État ? », va jusqu’à se demander le site d’information Dakaractu.
S’agissant des véhicules volés, Aminata Tall, secrétaire générale de la Présidence, se ferait un malin plaisir de traquer en personne ses anciens camarades du Parti démocratique sénégalais (PDS). « Les personnes ayant acquis, à titre gratuit, des véhicules de la présidence de la République, qu’ils soient immatriculés ou non, sont priées de se présenter auprès du Secrétariat général de la présidence de la République, dans les 72 heures », stipule un communiqué publié vendredi. « Passé ce délai, la présidence de la République se réserve le droit de les faire immobiliser définitivement, et par tout moyen ». La veille, la ministre de la Justice, Aminata Touré, avait également menacé les voleurs de la République. « Je lance un appel à ceux qui détiendraient un bien de l’État, de les restituer aussi vite que possible parce que des enquêtes seront menées et les biens de l’État seront restitués », a-t-elle prévenu, précisant que des objets de valeur ont disparu à la Présidence comme à la résidence du Sénégal à Paris. « À la présidence, il n’y a plus de véhicules au point que le président de la République, lors de son déplacement le week-end dernier, a dû utiliser son véhicule personnel », a-t-elle confiée.
Macky Sall, qui a fait de la réduction du train de vie de l’Etat son cheval de bataille durant la campagne électorale, a d’ores et déjà annoncé une batterie de mesures pour renflouer les caisses. Parmi elles, la suppression des agences « dont la nécessité ne s’impose pas », la vente de l’ancien avion de commandement « la Pointe de Sangomar », l’arrêt des voyages en première classe, l’inventaire des immeubles cédés dans des conditions irrégulières et la suppression des 687 lignes téléphoniques répertoriées à la Présidence. Rien que pour la facture de téléphone, l’ardoise laissée par l’ancienne équipe s’élèverait à 500 millions de FCFA (plus de 760.000 euros).
L'Union Européenne et les Etats ACP ont convenu d'établir une nouvelle Facilité Eau sous le 10ème Fonds Européen de Développement (2008 – 2013). La deuxième Facilité Eau est dotée d'un budget de 200 millions d'euros. Un appel à propositions destiné aux projets d'eau, d'assainissement et de promotion de l'hygiène a été publié le 11 février 2011.